Le décret n° 2.26.576 du 3 août 2026 donne à la Société nationale de garantie et du financement de l’entreprise, opérant sous la marque Tamwilcom, l’autorisation de prendre ces participations. Le plafond concerne l’ensemble des engagements réalisés pour le compte du Fonds Catalytique Startups, et non une enveloppe attribuée séparément à chaque fonds bénéficiaire.
L’autorisation court pendant trois ans à compter de la publication du texte, jusqu’au 27 août 2029. Les 347 millions de dirhams constituent donc un maximum d’investissement autorisé sur cette période. Ils ne correspondent ni à une somme déjà intégralement décaissée ni à un montant de financement immédiatement disponible pour chaque entreprise souhaitant lever des capitaux.
Le mécanisme repose sur un financement indirect. Tamwilcom prend des participations dans des fonds, lesquels investissent ensuite dans les entreprises. L’apport de capitaux aux startups passe ainsi par les véhicules d’investissement et les décisions de leurs sociétés de gestion. Le décret ne crée pas un guichet de subventions directement distribuées aux porteurs de projets.
L’intervention publique doit contribuer à attirer des investisseurs privés, marocains et internationaux, dans les fonds dédiés aux startups. L’objectif annoncé est une mobilisation globale proche de 2,5 milliards de dirhams. Ce montant relève de la capacité d’investissement recherchée par le dispositif ; il ne constitue pas une seconde dotation publique venant automatiquement s’ajouter aux 347 millions autorisés.
Le soutien catalytique s’inscrit dans la feuille de route Maroc Digital 2030, dont un volet concerne les startups et l’innovation. Il vise à renforcer le financement en capital des entreprises technologiques. Le montage associe ainsi des ressources publiques et des capitaux apportés par d’autres investisseurs, plutôt que de faire reposer le financement des entreprises sur la seule intervention de l’État.
La portée juridique du décret dépasse toutefois cette présentation technologique. Le texte ne réserve les participations à aucun secteur d’activité. L’absence de restriction sectorielle dans l’autorisation doit être distinguée de la stratégie d’investissement propre aux fonds retenus : chaque véhicule peut disposer d’un périmètre spécialisé, selon son mandat et les entreprises auxquelles il entend apporter des capitaux.
L’ouverture concerne également la domiciliation des fonds. Tamwilcom peut participer à des véhicules établis au Maroc comme à l’étranger. Le lieu d’immatriculation du fonds ne constitue donc pas, dans ce décret, une condition exclusivement marocaine. Cette possibilité permet au dispositif d’intervenir dans des structures d’investissement relevant de plusieurs juridictions, sans limiter les participations au marché domestique.
Le texte autorise aussi les fonds concernés à investir dans des startups marocaines et étrangères. Il n’impose pas de nationalité marocaine aux entreprises financées. Cette rédaction ne doit pas être confondue avec une attribution automatique : l’autorisation encadre les participations de Tamwilcom, tandis que l’investissement dans une entreprise reste une opération distincte, réalisée par le fonds concerné.
Le dispositif renforce l’offre de capital auprès des fonds d’investissement, sans ouvrir un droit individuel à une aide publique. Les deux montants correspondent à des niveaux distincts : 347 millions de dirhams d’engagements autorisés pour Tamwilcom et près de 2,5 milliards de capacité globale recherchée. Présenté publiquement en novembre 2025, le montage bénéficie désormais d’une autorisation de participation valable jusqu’au 27 août 2029.